Un siècle après

« Un siècle après » est le dernier spectacle de l’ensemble Araxe-Sassoun, créé en 2015, et directement inspiré par le centenaire du Génocide des Arméniens. Après Vanouch, légende d’Arménie, entre 2003 et 2007, Ararat mon Amour interprété de 2009 à 2013 et vu par 20.000 spectateurs en France et dans le monde, Un Siècle Après, est le 3ème opus d’Araxe Sassoun. Un Siècle Après, réunit 70 artistes sur scène, et a demandé deux années de préparation.

Le résultat est une suite de 21 tableaux, dansés, joués, chantés, guidés par un haut niveau d’exigence professionnelle dans tous les domaines de la création. Une suite de “ preuves de vie artistiques ” qui explorent la danse et la musique traditionnelles arméniennes, magnifiées et sublimées par des chorégraphies et une mise en scène étonnantes. Ou comment les fils et filles de rescapés du premier génocide du XXe siècle livrent leurs émotions à travers leur esthétique et leur talent, un siècle après…

3000 personnes ont assisté le 29 et 30 mai 2015 au Silo à Marseille à la première d’« Un siècle après ». ne laissant personne insensible sur son passage. Le  spectateur s’abstrait du monde réel durant 1h40, pour se laisser porter par ses sens dans des univers très différents. La confirmation qu’Un Siècle Après adresse un message universel, à l’attention de tous les publics, sans exception.

Le teaser du spectacle

 

Un hymne à la vie et un message d’espoir

Un Siècle Après est NOTRE réponse artistique à cette question courte, vaste et complexe, qui sommes-Nous 100 ans après ? Ni  fresque historique, ni récit.  Pas de  larme, pas de haine, pas de message. NOTRE choix, balader le spectateur sans le guider, au hasard de nos émotions et de nos sentiments.

Avec un parti pris assumé clairement, celui de l’esthétique et du spectacle avant tout.

Faire plaisir et se faire plaisir. Déambuler dans nos délires, nos goûts  musicaux, entre notre lien viscéral  à nos racines, et l’envie d’ailleurs. Inventer de nouveaux codes artistiques sans trahir. Ne rien promettre, juste proposer et interroger. Prendre le spectateur par la main, par l’oreille, par les yeux, Le prendre par tous ses sens, pour l’amener là où il le décidera.

21 tableaux dansés, joués, chantés ponctuent les 3 mouvements d’ « Un Siècle Après ». Des entrailles de l’identité arménienne, où se mêlent force, résistance, pugnacité et mélancolie, jusqu’à  la lumière et  l’espoir, c’est la ligne d’horizon colorée que trace  « Un Siècle Après »

21 « preuves de vie artistiques » convoquées sur scène pendant près de 2 heures. Avec une voix de Soprano à vous couper le souffle, qui défie des percussions endiablées  d’Orient, à faire pâlir les tambours du Bronx.

Un électrochoc !!! Celui de l’immense Aram Khatchadourian et sa danse du sabre, percuté de plein fouet par un électro-kotch, un vrai. L’ombre planante du maestro Vanouch et ses « roulades » du Caucase, qui viennent flirter avec le tango d’Astor Piazzolla, revisité façon « Erevan ». Et comme « Avec le temps » va tout s’en va, dit le poète, NOUS crions, dansons et affirmons que NOUS sommes encore là et bien là !!!

21 témoignages  rythmés  par le duduk, la contrebasse, le dehol et  le trombone, 21 mélodies d’Arménie ou d’ailleurs, 21 chorégraphies où se juxtaposent la synchro et la vitesse des danseurs, la grâce et la beauté des danseuses. « Un Siècle Après » c’est le risque du « live » que NOUS prenons allègrement, avec 40 danseurs, 20 musiciens et 10 choristes.

Le reportage de France 3 Méditerraneo